Les récents développements au sein du Tribunal Supremo concernant les imputados de Acciona illustrent la complexité des affaires de corruption en Espagne. Parmi les figures clés figurent trois anciens dirigeants de l’entreprise, qui sont appelés à apporter des declaraciones dans le cadre de l’affaire impliquant des projets liés à la société en question.
Le magistrat, Leopoldo Puente, a suspendu la déclaration de Manuel José García Alconchel, ancien directeur de la zone sud d’Acciona, initialement prévue pour le 3 décembre, et l’a reprogrammée au 15 décembre. Cette décision suit la soumission d’un justificatif médical par la défense de García Alconchel, clamant qu’il ne pouvait pas se présenter à l’audience.
Les enquêtes révèlent que García Alconchel aurait des liens directs avec Servinabar, une entreprise qui se trouve au cœur d’allégations d’amaños dans les adjudications, impliquant des pots-de-vin. Santos Cerdán, ancien secrétaire d’organisation du PSOE, détient une part significative de Servinabar, permettant à des allégations de corruption de se développer autour des projets en cours.
Acciona n’a pas tardé à se défendre, niant toute implication dans des transactions illégales, tout en prenant des mesures cautionnaires, y compris la suspension de fonction de deux employés cités comme investigados. La société affirme que toutes les transactions commerciales avec Servinabar sont dûment documentées et vérifiées.
Les investigations se sont intensifiées, et selon les informations fournies par la UCO, García Alconchel a été identifié comme signataire de plusieurs Memorándum de Entendimiento entre Acciona et Servinabar, ce qui renforce les soupçons de complicité. Des rencontres ont également été enregistrées entre Justo Vicente Pelegrini, un autre ancien directeur d’Acciona, et des associés de Cerdán, soulignant l’ampleur des préoccupations soulevées par ces relations.
Les audiences à venir, y compris les interrogatoires des anciens cadres mentionnés, devraient fournir un éclairage supplémentaire sur cette affaire délicate. Ce qui est certain, c’est que ces declaraciones au Tribunal Supremo pourraient mener à des révélations majeures concernant les pratiques au sein d’Acciona et son implication dans des projets d’envergure liés à la corruption.
Alors que la situation évolue, le procès pourrait marquer un tournant important dans la lutte contre la corruption en Espagne, en exposant les corruptions systémiques qui pourrissent le secteur public et privé.








