Dans un climat de tension croissant, les rues des principales villes du Pays basque se sont animées cet après-midi. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour manifester leur soutien au peuple palestinien, alors que la situation en Palestine atteint des sommets critiques. Cette journée de protestation, marquée par une absence notable des syndicats malgré leur soutien, a mis en avant l’urgence de la situation par le biais de drapeaux palestiniens et de pancartes rappelant le nombre tragique de 67.194 morts à Gaza au cours des deux dernières années, chiffre qui pourrait en réalité être bien supérieur.
Au cœur des manifestations, la voix puissante de Fuad Baker, un réfugié de Gaza établi en Euskadi, a résonné : «No estamos solos. Ustedes están con nosotros en la misma lucha, en el mismo terreno, en el mismo sueño». Ce rêve d’une Palestine libre, que chaque manifestant a scandé, prône l’absence d’occupation, de régime d’apartheid, et la restitution des droits des réfugiés.
Mobilisation à travers les syndicats et secteur éducatif
Les syndicats locaux, tels que ELA, LAB, et CCOO, ont également joué un rôle crucial en organisant des grèves dans le secteur éducatif et en appelant à des arrêts de travail pour permettre aux travailleurs d’assister aux manifestations. Les résultats ont été significatifs : selon les données du Gouvernement basque, environ 42% des enseignants ont pris part à la grève, reflétant le soutien croissant pour la cause palestinienne au sein des communautés de travail.
Mitxel Lakuntza, secrétaire général d’ELA, a souligné l’importance de continuer à faire pression pour mettre fin au «génocide» et à l’apartheid, tout en appelant les partis politiques à clarifier leur position sur la rupture des relations avec le gouvernement israélien. La revendication d’une paix juste, comme l’a exprimé Santi Martínez, coordinateur de CCOO, doit inclure une participation active du peuple palestinien.
Appels au boycotting et soutien international
Les manifestations ne se limitent pas au Pays basque. Le Movimiento BDS a été particulièrement évoqué, appelant à un boycott international d’Israël en réponse à la situation critique à Gaza et en Cisjordanie. Garbiñe Aranburu, coordinatrice générale de LAB, a aussi souligné la nécessité de rompre les relations à tous les niveaux, qu’il soit institutionnel, commercial ou syndical. «Il est impératif de soutenir la lutte de la classe ouvrière palestinienne», a-t-elle déclaré, insistant sur la précarité croissante provoquée par l’occupation.
Des organisations comme la Red Solidaria contra la Ocupación de Palestina et la Asociación Unadikum poursuivent également leur engagement envers le soutien à des initiatives qui s’opposent à la violence de genre. En parallèle, la Plataforma de Mujeres Artistas contra la Violencia de Género apporte sa voix à cette cause, consolidant l’effort de ceux qui cherchent à mettre fin aux injustices.
Cette journée de protestation est un exemple précieux de solidarité mondiale, avec des manifestations se produisant dans différentes parties du monde, toutes réclamant la paix et la justice pour le peuple palestinien. Le message reste ferme : «Paz con Dignidad», et la lutte continue sous le slogan de «No estamos solos». En 2025, il est essentiel de se rappeler que la lutte pour les droits humains est universelle et que chaque voix compte dans cette quête de justice.








