Les événements tragiques du jour de la DANA ont mis en lumière des lacunes significatives dans la coordination des secours. L’ancien jefe de Bomberos, José Miguel Basset, a récemment déclaré que le Cecopi avait opéré ‘a ciegas’, ne recevant pas l’information nécessaire sur l’étendue des inondations, surtout concernant El Poyo.
Lors d’une réunion au Congrès, Basset a confirmé que, contrairement aux allégations de l’ancien secrétaire autonome d’Émergences, Emilio Argüeso, il n’avait pas ordonné le retrait des pompiers qui étaient présents dans le Barranco del Poyo jusqu’à l’après-midi du 29 octobre 2024. Il a qualifié d’« absolument faux » les propos d’Argüeso, soulignant qu’il n’était même pas au courant de la mobilisation de ces équipes. Ce manque de communication a gravement entravé les efforts de secours.
Basset a précisé que le jour de la catastrophe, la présence des pompiers avait été augmentée à hauteur de 66% par rapport aux effectifs habituels. Toutefois, la Generalitat n’avait pas organisé de manière appropriée l’opération en demandant les renforts uniquement le jour même, ce qui a compliqué l’accès à des zones déjà inondées.
En outre, il a été incapable d’expliquer pourquoi les informations cruciales ne parvenaient pas au Cecopi. La communication défaillante entre les différents organes responsables a non seulement laissé le Cecopi dépourvu, mais a également créé un cercle vicieux où la prise de décision était pratiquement impossible sans les données nécessaires.
Le constat est amer : jusqu’au lendemain, Basset n’a eu accès à aucun rapport détaillé sur la situation. À 16 heures le 30 octobre, il a pris conscience des effets dévastateurs de la DANA. En outre, il a évoqué la nécessité d’une coordination plus efficace, argumentant que les décisions prises en situation d’urgence doivent s’appuyer sur des données claires et fiables.
Ce témoignage souligne une réalité préoccupante dans la gestion des emergencias en Espagne. Si le manque d’informations persiste, la protection des citoyens ne pourra jamais être totalement assurée. Les incidents comme celui-ci doivent servir d’alerte pour une réforme des protocoles d’urgence et de communication entre différentes entités responsables.








