Le débat au sein du conseil municipal de Pamplona a connu une intensification notable, avec le maire, Joseba Asiron, exhortant les groupes politiques à réfléchir sérieusement sur la situation actuelle et à réduire la tension qui prévaut. Ses déclarations suivent une séance plénière difficile où les membres de l’UPN et du PP ont été critiqués pour leurs déclarations inappropriées suite à une agression sexuelle près de l’université.
Asiron a manifesté son indignation face à l’irresponsabilité de certains porte-parole, affirmant qu’il était impératif qu’ils prennent leurs responsabilités. Il a souligné que « dans la politique, tout ne peut pas être permis », en condamnant particulièrement les propos qui associent l’immigration à la criminalité, une déclaration qu’il considère clairement xénophobe.
Dans le cadre du débat, l’élu a noté que l’UPN et le PP choisissent souvent d’entraîner la conversation vers des thèmes qui ne reflètent pas la réalité actuelle de Pamplona, rappelant un passé révolu. Cette stratégie, selon Asiron, ne représente pas l’ambiance conviviale et réconciliatrice qu’il observe quotidiennement dans les rues.
Le maire a également indiqué qu’il a souvent dû demander que le ton des échanges soit apaisé durant les séances. Il a affirmé que les citoyens ont besoin que les séances plénières soient consacrées à des propositions concrètes et non à un véritable spectacle politique. Pour lui, la majorité des forces politiques souhaitent avancer vers des discours plus constructifs, qui répondent aux vrais enjeux contemporains.
En finale de ses remarques, Asiron a insisté sur l’importance d’adresser les problèmes actuels avec un discours renouvelé. Chaque séance doit viser à matérialiser des propositions positives pour la ville, éloignant ainsi les délibérations de la dynamique conflictuel qui semble prévaloir avec certaines factions.








