Dans une récente visite à Mexico, le président de Catalogne, Salvador Illa, a souligné le rôle crucial de l’Orfeó Català de México en tant que refugio du catalanismo durant l’exilio catalan. Cet endroit, emblématique depuis son ouverture en 1906, a servi d’abri culturel pour des milliers de réfugiés, assurant la préservation de la langue et de la culture catalanes en terre mexicaine.
Lors de son discours, Illa a remercié les membres de l’Orfeó Català de México pour leurs efforts inlassables afin de maintenir vivante la culture catalane. Il a évoqué la bibliothèque Pompeu Fabra, qui abrite des ouvrages de grands écrivains catalans exilés, ainsi que des livres offerts par leurs descendants. «Ces murs débordent d’histoires», a-t-il déclaré, soulignant l’importance de cet espace comme un havre de mémoire et d’identité.
Les récits de Rosa Maria Duran et Rosa García i Romagosa, deux femmes ayant vécu le exilio, ajoutent une dimension personnelle à cette histoire. Nées à Barcelone, elles ont fui la guerre civile dans leur enfance, et malgré avoir passé la majeure partie de leur vie au Mexique, ont toujours affirmé leur lien avec leurs racines catalanes. Leur interaction avec Illa a renforcé cette connexion et a mis en lumière l’importance de transmettre la langue aux nouvelles générations.
Le président a également proposé de fortalecer la colaboración mutua entre le gouvernement catalan et l’Orfeó. Cela comprend le soutien aux initiatives culturelles ainsi que la facilitation de l’enseignement du catalan, un besoin pressant alors que la langue connaît un déclin au sein de la Catalogne même. À l’Orfeó, des cours réguliers sont dispensés, attirant principalement les petits-enfants de réfugiés désireux de découvrir leur héritage linguistique.
Ce moment historique coïncide avec la reconnaissance croissante des contributions des Catalans en exil, et Illa a affirmé que le gouvernement catalan est prêt à apporter son soutien à cette communauté qui a tant souffert. En visitant l’Orfeó Català de México, le président a non seulement honoré le passé, mais a aussi posé les bases d’un avenir culturel commun entre le Mexique et la Catalogne.








