La Ley de Rentas Justas comienza à prendre forme, promettant de transformer la scène locative de la Ciudad de México. Alors que la proposition, portée par la jefa de Gobierno, Clara Brugada, s’apprête à être débattue au sein du Congrès, une attention particulière est accordée à l’inclusion des anfitriones qui jouent un rôle clé dans le secteur du turismo accesible et equitable.
Un mouvement pour la justice sociale dans le secteur locatif
Au cœur de cette initiative se trouve le Frente Unidos por la Hospitalidad (FUH), qui regroupe les propriétaires de logements temporaires. Leur représentation est cruciale, notamment dans le cadre de la régulation turística, qui vise à établir un équilibre entre la disponibilité de logements abordables et la nécessité de protéger les droits des locataires.
Selon les déclarations d’Ángel Jesús Torres Haces, un des fondateurs de FUH, il est essentiel d’intégrer les expériences des anfitriones dans ces discussions. Ils ont été actifs dans les forums, soulignant leur engagement envers un modèle régulé qui favorise la justicia social et répond aux besoins variés des communautés de la ville.
Les enjeux actuels du marché locatif
Le paysage locatif de la CDMX connaît des défis sans précédent. Les alquileres ont grimpé, souvent à des niveaux qui excluent les populations à faible revenu. La Ley de Rentas Justas est ainsi perçue comme un outil nécessaire pour contrer la gentrification exacerbée par la pandémie, en redonnant du pouvoir aux résidents tout en favorisant un accueil équitable pour les visiteurs.
Les hôtes partagent un désir d’ouvrir leurs portes non seulement pour accueillir des touristes, mais aussi pour contribuer à la vitalité économique de leurs quartiers. Ainsi, en proposant des logements à un prix raisonnable, ils permettent à un plus grand nombre de personnes de découvrir la diversité culturelle de la CDMX.
Une contribution au turismo sostenible
Un autre aspect fondamental de cette loi est son alignement avec les objectifs de turismo sostenible. En diversifiant les options d’hébergement, la loi promet non seulement de soutenir les entreprises locales, mais aussi de garantir que les bénéfices du tourisme se répartissent de manière équitable.
La structure actuelle où 80% des infrastructures hôtelières se concentrent à Cuauhtémoc est critiquée. Les anfitriones étendent l’offre aux 16 alcaldías, assurant ainsi que le turismo accesible ne soit pas un privilège des seuls centres touristiques. L’impact de cette transition est palpable, permettant un négoce plus équilibré, où les retombées économiques se diffusent largement.
Anticipations pour l’avenir de la régulation locative
À l’approche du Mundial de Futbol 2026, le moment est propice pour être proactif dans la planification des logements. Les projections économiques parlent de retombées pouvant atteindre jusqu’à 30 milliards de dollars pour la ville. Une telle occasion souligne l’importance d’une régulation réfléchie, permettant d’éviter les distorsions observées précédemment dans d’autres destinations.
Le FUH continue de travailler étroitement avec les autorités pour s’assurer que les contributions des anfitriones soient pleinement reconnues lors des discussions législatives. Leur but est clair : garantir que la régulation soutienne une vivienda en renta juste et équitable, où chaque acteur, qu’il soit habitant ou visiteur, bénéficie d’un cadre respectueux et avantageux.








